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Entre couleurs et grisaille dans la vallée de la Jacques-Cartier

Entre couleurs et grisaille dans la vallée de la Jacques-Cartier

L’automne, saison parfaite pour explorer les beaux paysages du Québec. Cette année, pour le long week-end de l’Action de Grâce, c’est dans le magnifique Parc National de la Jacques-Cartier que l’on a décidé de piquer la tente pour la dernière fois de l’année.
Trois jours sous un ciel sombre et humide, entourés d’un magnifique jaune de part et d’autre de la rivière. Trois jour à contempler des paysages littéralement sublimes.

C’est un véritable océan coloré qui se dévoile depuis les hauteurs des belvédères du Scotora ou du populaire sentier Les Loups. Comme si chaque arbre possédait sa propre nuances de jaune. L’oeil se perd volontiers dans ce coloriage naturel et abstrait. Les parois abruptes de la vallée appuient cette sensation d’infini et subjuguent ces panoramas automnaux.
Le long de la rivière et de son tumulte, les perspectives sont tout autant captivantes et surtout pleines de quiétude. Seuls sur les rives, le temps paraît suspendu alors que les lignes jaunies par le cycle des saisons invitent à la contemplation avec quelques reflets hypnotisants.

Aperçue un peu par hasard au petit matin à l’extrémité Nord du parc, une magnifique éclaircie est venue découper de ses rayons le versant opposé. Une lumière incroyable comme pour appuyer les couleurs, qui n’aura duré que quelques minutes avant de laisser la grisaille assombrir l’atmosphère. Sans doute le plus beau moment du séjour.
Bien que le soleil aide généralement à révéler l’éclat des couleurs automnales, le gris sied bien aux teintes jaunes qui dominent dans la vallée, d’autant que celles-ci étaient à leur apogée. 

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C’est à la toute fin de la route du parc que nous avons réservé un emplacement de camping, pour fuir au maximum la cohue d’une longe fin de semaine de congé. Une pluie intense s’est invitée le premier soir, nous clouant dans nos sacs de couchage très tôt, et décorant la tente de quelques feuilles de rigueur automnale. 
Heureusement pour la seconde nuit, c’est au coin d’un feu de camp que l’on a pu se réchauffer des nuits fraîches d’octobre. Il faisait à peine plus de zéro degré après le crépuscule.  

Si on a eu la chance de profiter de solitude au belvédère du Scotora, ça n’a pas été le cas sur les deux points de vue du sentier Les Loups, et encore moins en revenant vers le centre des services le lundi après-midi. La foule nous a d’ailleurs fait fuir le parc un peu plus tôt que prévu. 
C’est plutôt en trouvant des petits trésors cachés sur les rives le long de la route que l’on s’est sentis pleinement reconnecter avec une si belle nature. Seuls avec des paysages inspirants et silencieux, ces mêmes paysages qui se laisseront envahir d’un blanc hivernal dans quelque semaines…