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Les glaces de Charlevoix

Les glaces de Charlevoix

Sur le chemin vers le massif des Monts-Valin, nous avons choisi de faire un détour, aussi bien à l’aller qu’au retour, par Charlevoix, cette région du Québec que j’affectionne particulièrement. Avec un déficit de neige en ce début d’hiver, j’ai choisi de délaisser un peu les montagnes pour des paysages glacés.

Sur les rives du fleuve
En passant par Baie-Saint-Paul, des rayons percent les épais nuages qui ont dominé le reste de la journée. On cherche des ouvertures pour contempler ces percées lumineuses inouïes qui relèvent alors la baie habitée de blocs de glace flottants, dans une atmosphère pleine de tourments.
Un peu plus loin à Sainte-Irénée, puis à Port-au-Persil, les plages du Saint-Laurent sont habillés d’une kyrielle de petits blocs de glace échoués sur le sable, ou flottant à proximités des rives. Des paysages plein de quiétude, sous un ciel se teintant progressivement de lueurs crépusculaires, hâtives en cette fin de mois de décembre. 

La vallée des glaces
Avec les température glaciales de l’hiver québecois, le cours d’eau qui traverse le parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie devient un large sentier glacé à la perspective centrale infinie. Et l’expérience de fouler cette rivière est tout autant troublante que fascinante.

Ça et là, la glace devient transparente, laissant entrevoir avec une sensation de vertige l’eau noire en profondeur. Les fissures et bulles hypnotisent, alors que l’on avance dans la vallée face à un vent glacial qui s’engouffre entre les flancs montagneux.