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Rocheuses Canadiennes – Yoho National Park

Rocheuses Canadiennes – Yoho National Park

Un peu plus au Nord, nouveau changement de décor. Le Parc National Yoho fût notre terrain d’exploration pendant 3 jours, avec notamment un passage dans l’arrière pays de Lake O’Hara. C’est principalement là que le terme cri « Yoho » prendra tout son sens. Il exprime l’émerveillement, et l’on est repartis de Yoho remplis de ce sentiment.

Le Parc National Yoho a tout pour éblouir : d’imposantes parois de roche, des chutes spectaculaires et 28 pics de plus de 3 000 m d’altitude. Il est situé autour de la transcanadienne, qui longe la rivière Kicking Horse, ainsi que la voie de chemin de fer qui traverse le pays.

Jour de pluie 
Le ciel est chargé de nuages bas lorsque l’on arrive à Yoho, il pleut et les teintes sont ternes. L’avantage c’est que les précipitations font fuir les touristes. Aux populaires Takkakaw Falls, il règne une atmosphère étrange : silencieuse et bruyante à la fois, de par la puissance de la cascade. Les sommets alentours sont emprisonnés dans la grisaille, panoramas rudes mais aussi sublimes. 
Même constat à Emerald Lake. Bien que les teintes soient moins vibrantes sous ce ciel gris, la solitude se trouve facilement sur les rives du lac. On s’amuse du clapotis des fines gouttes de pluies sur la couleur émeraude, tout en contemplant le magnifique cadre, l’atmosphère est calme, propice à la lenteur.

Lake O’Hara
Nous avons eu la chance de passer une nuit dans l’arrière pays le plus convoité de la Colombie-Britanique, au camping de Lake O’Hara. On comprendra vite pourquoi. 
Lake O’Hara est un bijou niché au coeur de plusieurs sommets. Sur ces rives, le temps passe avec allégresse, le silence règne, l’émerveillement est continu. A mesure que le soleil décline, le miroir de l’eau opère sa magie incroyable, remplissant notre solitude d’une lumière fascinante.

Si seulement il n’y avait que ce lac… C’est une kyrielle de magnifiques plans d’eau que compte ce secteur. Sur les rives de Lake McArthur, on découvre une autre nuance de bleu, profonde et vibrante, qu’on imagine aussi glaciale. Parfois le vent cesse, nous offrant une réflexion inouïe, nous sommes subjugués par tant de beauté et de sérénité. Le cadre qui nous y mène est lui aussi magnifique, emprunt de solitude et d’enchantement au milieu de cet écosystème alpin.
Chaque plan d’eau a sa nuance, son charme, sa quiétude. Chacun avec un glacier en arrière-plan. Lake Oesa, situé dans le contrefort du lac O’Hara, est sublime ; Opabin Lake est lui discret au milieu des sommets.
Les superlatifs manquent, mais l’essentiel est là : tout du début à la fin de cette expérience a été simplement magique !

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Pour obtenir une place dans le camping de Lake O’Hara, il nous a fallu beaucoup de chance. La réservation se fait par téléphone, après avoir passé 2 heures à appeler en continu, on désespère puis finalement quelqu’un décroche… On m’annonce qu’il n’y a plus de place pour les nuits désirées initialement, mais on me propose une place qui s’est libérée pour une nuit, le jour précédent. Inespéré!

En plus d’avoir des paysages magnifiques, des sentiers bien indiqués et entretenus, un camping d’arrière-pays bien pensé, c’est à Lake O’Hara que l’on a mangé le meilleur gâteau aux carottes, avant la navette du retour!