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Les 5 plus belles randonnées du parc national de la Gaspésie

Pour les amateurs de plein-air au Québec, le parc national de la Gaspésie est une destination de choix. Dans ce territoire figurent parmi les plus hautes montagnes de la province, offrant de multiples possibilités de randonnées. En voici cinq à positionner en haut de votre liste ; mais fort est à parier que vous aurez envie de toutes les faire un jour ou l’autre.


Avant toute chose, un petit mot sur l’éthique du plein air. Lors de vos visites dans ces territoires, veuillez suivre les 7 principes du Sans Trace afin de minimiser vos impacts dans les espaces naturels. Cela signifie entre autres de rester sur les sentiers et ne pas piétiner la végétation, de remporter tout ce que vous emportez en ne laissant aucun déchet sur place, de respecter la faune et les autres usagers.
Vous pouvez retrouver l’ensemble complet de ces principes et plus d’informations ici.

  • Mont Albert

Plusieurs s’accordent pour placer la boucle du Mont-Albert sur la plus haute marche du podium, et avec raison. Pour vivre l’expérience de cette montagne mythique du parc national il faut compter près de 18 km et plus de 850m dénivelé positif. Un effort qui en vaut largement la peine!
On attaque la randonnée par l’ascension du versant Nord, une lente mais soutenu progression jusqu’à la limite des arbres pour arriver au plateau alpin. Là-haut les vues se dégagent sur de vastes panoramas composés d’une kyrielle de montagnes : les Chic-Chocs.
Un fois reposé, il faut traverser le plateau pour rejoindre un autre versant, il n’est d’ailleurs pas rare d’y croiser des caribous forestiers, une espèce emblématique mais au combien en danger.
Le sentier se poursuit tout en descente jusqu’au contrefort de la Grande Cuve, dans le décor ocre de la serpentine, ce sédiment qui compose le mont Albert, puis en longeant le ruisseau du Diable sur un sentier rocailleux.
Le tour complet peut prendre de 6 à 8 heures selon le rythme et le nombre de pause. Il faut donc être bien chaussé et équipé, la météo peut changer radicalement sur cette journée de marche. À plusieurs endroits, il est également possible de remplir ses gourdes directement dans la rivière, en filtrant l’eau. 

    


  • Mont Jacques-Cartier 

Avec ses 1270m, cette montagne est la plus haute du Québec méridional, l’atteindre relève donc d’un symbole en soi. Mais le mont Jacques-Cartier est surtout un habitat essentiel des caribous de la Gaspésie. C’est l’endroit le plus propice pour l’observation de ce mammifère, ce qui implique donc des restrictions pour randonner sur ce sentier.
Outre via une longue randonnée, il faut emprunter une navette obligatoire pour se rendre au départ du sentier, ce qui permet d’une part de réguler le nombre de randonneur mais aussi le moment de la randonnée. Renseignez-vous auprès de la SEPAQ pour planifier cette excursion.  
L’aller-retour prend alors 8,2 km pour 465 m de dénivelé relativement progressif, sur un sentier qui permet une véritable incursion dans le Grand Nord. Sur le plateau rocheux du mont Jacques-Cartier, le paysage offre de grandes étendues de toundra alpine, tout y est balayé par les fortes rafales de vents. D’ailleurs, l’abri Éole permet de se protégé du tumulte de la météo. Il ne reste qu’à espérer pouvoir observer quelques spécimen de caribou.

   


  • Mont Xalibu 

Autre montagne des McGerrigle, le Mont Xalibu permet d’atteindre un environnement similaire de toundra alpine via un sentier rocailleux sur un aller-retour de 10,6 km.
Tout commence par une marche facile jusqu’au somptueux lac aux Américain. Il faut impérativement prendre le temps d’aller contempler ce cirque glaciaire impressionnant, à l’aller ou au retour, ou à chaque fois. L’endroit est populaire oui, mais qu’importe c’est magnifique.
En regardant les montagnes qui ceinturent le lac, sur votre gauche vous devinerez un belvédère du Mont Xalibu, c’est là l’objectif à atteindre après un peu plus de 500m de dénivelé.
La randonnée est plaisante dans cette forêt mature, et une fois au sommet on découvre un petit plateau fait de rocailles – une constante dans ces montagnes gaspésiennes. Le changement de perspective sur le lac est impressionnant, tout comme les panoramas sur ces couches successives de sommets qui habitent l’horizon.  

   


  • Pic de l’Aube 

Changement de secteur. Pour se rendre au départ du sentier du Pic de l’Aube, il faut emprunter sur une trentaine de kilomètre la route 11, très cahoteuse, qui s’enfonce au coeur du parc national. Cette partie est déjà une aventure en soit!
Le sentier utilise le tracé d’un ancien chemin forestier avec une montée régulière, en ligne droite, ce n’est pas spécialement intéressante en soit, du moins jusqu’à ce que l’on arrive dans le domaine des conifères, puis au pic. Et là c’est le coup de foudre assuré…
Le paysage s’ouvre sur la muraille des Chic-Chocs, robuste et élégante à la fois. Les montagnes alentours en imposent et forcent la contemplation. Il est fort probable que vous resterez longuement sur ce cap de roche, en face au pic du Brulé et des lacs qui composent ce paysage envoutant. Une montagne coup de coeur, qui reste encore le secret le mieux gardé des Chics-Chocs! 

   


  • Mont Ernest-Laforce

À chacune de mes visites du parc national de la Gaspésie, je randonne jusqu’au sommet du mont Ernest-Laforce. Un classique pour plusieurs raisons.
Pour les paysages d’abord, la boucle fait un peu moins de 5 km et pourtant on joui d’une vue à 360° sur les sommets environnants, notamment sur le versant Ouest du mont Albert et la Grande Cuve. Le mont Ernest-Laforce semble idéalement placé pour entrevoir la mer de montagnes que sont les Chic-Chocs.
Mais aussi, cette randonnée est particulièrement propice pour l’observation d’orignaux. Ils sont nombreux à habiter ce secteur puisqu’ils trouvent en abondance de quoi se nourrir. Pas de secret pour multiplier les chances de croiser le roi des foret gaspésienne, il faut y randonner très tôt ou très tard et rester silencieux. Bonne randonnée!