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Paysages iodés au Acadia National Park

Paysages iodés au Acadia National Park

En juillet, un court roadtrip m’a mené sur les routes du Maine et du New-Hampshire afin de découvrir pour la première fois ce coin du Nord-Est des États-Unis. Après avoir découvert la fabuleuse crête de Bigelow Preserve, on poursuit la route vers l’Est et l’océan, en direction du Acadia National Park. Une parenthèse maritime pleine de quiétude, de vents frais et d’émerveillement. 

 

Ce petit parc national protège la beauté naturelle des plus hauts promontoires rocheux le long de la côte atlantique des États-Unis. C’est sur l’île de Mount Desert Island que l’on trouve la grande majorité des attraits récréo-touristiques. Nous y passerons deux nuits à humer l’air si pur et ressourçant de l’océan. 
Ce qui frappe lorsque l’on arpente le sentier Ocean Path, c’est la couleur du granit qui s’expose aux vagues : rose pâle, poli par le cycle intarissable de la houle, et sculpté au fil du temps. On découvre ce sentier en soirée, à peine arrivés, marchant le long de la côte. Très vite, le ciel donnera le ton de ce séjour: les couleurs ici peinturent la moindre parcelle de roche pour lui offrir toute sa splendeur. On profite alors des derniers rayons à Otter Point. Ce sera le seul coucher de soleil du séjour à Acadia, il ne fallait pas le manquer, ni lui, ni le lever de lune dans ce ciel désormais magenta.

 

À peine endormis, déjà de retour sur le bord de l’océan. Le soleil hâtif embrase le granit, les couleurs qui habillent la perspective rocheuse sont incroyables. Tout scintille, entre le bleu profond de l’eau et le vert orangé des forêts qui rencontrent l’océan. On se déplace de point de vue en point de vue, découvrant à chaque fois des paysages simples mais hypnotiques avec cette lumière.
Les yeux grand ouverts malgré la fatigue, on arrive finalement à Otter Cliffs. Le soleil commence a être assez haut pour réchauffer l’air, et le paysage qui se dégage devant nous est absolument incroyable. Les petits sommets en arrière-plan ajoutent un véritable relief à cette étendue côtière,  tout semble ainsi démesuré laissant entrevoir l’étendue de ce que ce parc national préserve. 

 

Par la suite, on arpente justement l’intérieur du parc, en quête de nouvelles perspectives, toujours avec l’embrun de l’océan. Le ciel se couvre en un éclair lors d’une randonnée sur The Bubbles, deux petits sommets ronds qui surplombent Jordan Pond. Poussé par un vent féroce, d’ailleurs omniprésent sur l’île, un voile brumeux est venu assombrir le ciel, laissant disparaître l’horizon pour le reste de la journée.
Ce soir là, le ciel restera d’ailleurs fade alors qu’on prend de la hauteur sur Gorham Mountain, dommage. Le paysage avait ici des airs du parc national Forillon en Gaspésie. 

 

Il était impensable de ne pas profiter une nouvelle fois du ciel dégagé pour apprécier la beauté du lever de soleil. Cette fois-ci, on arrive directement en haut des falaises de Otter Cliffs. Le reflet du soleil rase encore l’horizon, sous un fin voile de brume qui flotte sur l’océan. Et une nouvelle fois, toute la beauté du lieu explose dans un concert symphonique de couleurs. 
Ici, les lever de soleils sont grandioses parce qu’ils offrent une palette incroyable de douces tonalités.
Encore une fois, on restera de longues minutes sur différents points de vue pour contempler ces paysages, puisque c’est dans ces moments dorés que la splendeur de cette côte sauvage s’exprime avec le plus de volupté. 

 

On termine finalement le séjour les yeux fatigués à contempler les vagues qui s’abattent sur Schoodic Point, un autre secteur du parc national, hypnotisés par la force intarissable de ces vagues, respitant une dernière fois cet air iodé de l’océan Atlantique.